30 kilomètres supplémentaires de pistes cyclables provisoires à Saint-Étienne

Interpellé par plusieurs habitants et commerçants de ma circonscription sur l’aménagement des 30 kilomètres supplémentaires de pistes cyclables provisoires à Saint-Étienne, je me suis rendu vendredi 5 juin Cours Fauriel.

Dans la perspective de la sortie du confinement, le Gouvernement et les collectivités locales ont pris des mesures pour encourager la pratique du vélo  avec le développement des pistes cyclables temporaires et un plan de 20 millions d’euros par le ministère de la Transition écologique et solidaire. A Saint-Etienne, 30 kilomètres supplémentaires d’aménagements cyclables étaient disponibles à partir du 11 mai.

👉 https://www.jeanmichelmis.fr/un-plan-gouvernemental-de-20-millions-deuros-pour-encourager-la-pratique-du-velo-au-deconfinement/

Plus de 4000 cyclistes ont testé ces pistes. Depuis mercredi 3 juin, certaines pistes provisoires ont été supprimées à Saint-Etienne. D’autres sont maintenues jusqu’à la fin de l’été.

Le dispositif de relance de la pratique du vélo, que le gouvernement a vu émerger en plein confinement est passé de 20 millions d’euros à 60 millions d’euros. Dévoilé au début du mois de mai et destiné à faciliter et renforcer la pratique du vélo, ce plan gouvernemental va en effet voir son budget tripler.

Concrètement, le Coup de pouce vélo permet :

  • La prise en charge exceptionnelle jusqu’à 50 euros d’un montant hors taxe de la remise en état d’un vélo au sein d’un réseau de réparateurs référencés ;
  • Une prise en charge à destination des collectivités, jusqu’à 60% des coûts d’installation de places de stationnement temporaire pour vélo ;
  • Des formations gratuites « coup de pouce remise en selle » pour apprendre à circuler en sécurité : de 1 à 2 heures d’apprentissage, individuellement ou en petit groupe, avec un moniteur expérimenté.

« Pour que vive et s’amplifie l’engouement pour le vélo, j’ai décidé de tripler le financement du Coup de pouce Velo pour permettre la réparation d’1 million de vélos d’ici la fin de l’année »

Dans la perspective de la sortie progressive du confinement, Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État aux Transports, ont accéléré la mise en place du « forfait mobilités durables » prévu dans la loi d’orientation des mobilités.

Il permet aux employeurs du secteur privé de prendre en charge jusqu’à 400 euros par an et par salarié les frais de déplacement de leurs salariés sur leur trajet domicile-travail effectué à vélo, en covoiturage ou à l’aide d’autres services de mobilité partagée (véhicules en autopartage, engins en free-floating…). 

Ce forfait est exonéré d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales. Il remplace l’indemnité kilométrique vélo mise en place jusqu’à ce jour, mais le décret prévoit le maintien de cette prise en charge lorsqu’elle est en vigueur dans les entreprises et prévue dans les accords salariaux existants.

Le montant du forfait mobilités durables est plafonné par le gouvernement à 400 € par an et par salarié. De plus, ce forfait est à 100 % défiscalisé et exonéré de toutes cotisations sociales. Enfin, notez bien que contrairement au remboursement d’une partie de l’abonnement aux transports en commun, appliquer le forfait mobilités durables n’est pas une obligation pour les entreprises.

Une prime de 500 euros à l’achat d’un vélo électrique. Cette prime de 500 € s’adresse à toute personne ayant acheté un vélo électrique neuf, à partir du 1er décembre 2019. Pour en bénéficier, il faut en faire la demande en ligne :

➡️ cliquer ici

L’Etat modifie le dispositif « Forfait Mobilité Durable » pour favoriser le covoiturage quotidien.
Le ministère de la Transition écologique a fait paraître au Journal officiel deux nouveaux décrets complétant le dispositif « Forfait Mobilité Durable » afin de favoriser le développement du covoiturage quotidien.
Le premier décret autorise l’ensemble des collectivités locales à donner des subventions pour les déplacements en covoiturage quotidien. Le montant de cette subvention ne peut dépasser les frais (carburant, usure du véhicule, péages, stationnement) de déplacement du conducteur.
Le second décret définit cependant un seuil de distance de 15km en deçà duquel le montant de l’allocation versée au conducteur par une autorité organisatrice ne peut excéder les frais de déplacement du conducteur, dans la limite de deux déplacements par conducteur et par jour.

Pour répondre au grand succès de l’opération « Coup de pouce vélo », Élisabeth Borne a lancé une Académie des métiers du vélo, portée par la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) et soutenue à hauteur de 8 millions d’euros via un programme CEE (Certificat d’Économie d’Énergie) sur la période 2020-2022.

L’objectif est de développer des guides techniques, une plateforme web et des supports de formation, mais aussi de former des experts du vélo de tous les niveaux (mécaniciens, formateurs…).

Cette nouvelle filière permettra de former 250 mécaniciens vélos dans les prochains mois, puis 500 mécaniciens par an.

Les pistes cyclables temporaires constituent une solution simple et adaptée pour permettre aux cyclistes de se déplacer en sécurité en créant de nouvelles voies de circulation pour les vélos ou en élargissant des pistes cyclables existantes. Le Gouvernement prend des mesures de soutien à la mise en place de ces pistes cyclables temporaires par les collectivités territoriales :

  • Soutien technique par les services de l’État : le Cerema, opérateur du ministère de la Transition écologique et solidaire, a diffusé des fiches pratiques à destination des gestionnaires de voirie.
  • Simplification réglementaire : la mise en place d’installations temporaires telles que des pistes cyclables temporaires et des aménagements piétons temporaires est dispensée d’autorisations préalables.

Soutien financier de l’État : le fonds de dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) est mobilisé par les préfets pour cofinancer des pistes cyclables temporaires

L’objectif de ce plan est d’éviter que les Français ne reprennent massivement la voiture après plusieurs semaines d’arrêt qui ont amélioré la qualité de l’air et réduit la pollution partout sur le sol français.

Le gouvernement souhaite tripler les trajets en covoiturage d’ici 2024.