9e rencontres du numérique : débat passionnant autour du développement de la « blockchain »

J’ai participé, ce mardi 3 avril au matin, à la 9e édition des Rencontres du Numérique, organisée par le cabinet M&M conseil à la Maison de la Chimie à Paris et animée par le journaliste et éditorialiste Laurent Neumann.

Cet événement a réuni près de 300 personnes, chefs d’entreprises, décideurs, institutionnels et représentants du monde politique, intéressées par la transformation numérique de la France. 

Autour de trois tables rondes, c’est un débat passionnant qui s’est déroulé,  abordant tour à tour les domaines de l’Intelligence artificielle, de la « blockchain », des ICO (Initial Coin Offering, méthode de levée de fonds, fonctionnant via l’émission d’actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies durant la phase de démarrage d’un projet ), de la protection des données, du développement du numérique sur tous les territoires, et de l’accélération de la transformation du numérique en France.

Tant de sujets importants pour la société et l’économie !

Pour ma part, j’étais invité aux côtés de Laure de la Raudière (député d’Eure-et-Loir), de Geoffrey Delcroix, direction des technologies et de l’innovation de la CNIL, de Loic Rivière, délégué général de Tech In France, de  Marc Mossé, senior director Europe Government Affairs, Microsoft, à débattre de la question « Données, Blockchain : les conditions de la confiance ».

Alors que le règlement général relatif à la protection des données personnelles (RGDP), qui doit entrer en vigueur le 25 mai prochain, va renforcer les notions de consentement, de droit à l’oubli et de libre accès et introduit le droit à la portabilité des données, les nouvelles technologies, telle que la blockchain, vont devoir prendre en compte ces nouvelles obligations.

En effet, bien que le règlement général sur la protection des données personnelles ne mentionne pas spécifiquement ces technologies, les entreprises qui fournissent des services de bloc-chaîne sont soumises à ce règlement, comme n’importe quelle entreprise.

Il nous faut donc trouver un juste équilibre entre le développement de la technologie de la blockchain qui a vocation à irriguer la plupart des secteurs de l’économie et la protection des données (droit à l’effacement, responsable du traitement, consentement clair …). En effet, comme le souligne le Conseil d’Etat  dans son étude annuelle 2017 : « toute régulation et même toute réglementation trop contraignante peut avoir un caractère néfaste à l’émergence de l’activité même ».

Il serait dommageable pour notre économie de réitérer l’erreur faite lors de l’avénement de l’Internet.

 
Retrouvez ci-dessous le compte rendu de ces échanges :