A la rencontre des jeunes agriculteurs de la Loire afin d’échanger sur les problématiques des accords de libre-échange, CETA et MERCOSUR

Vendredi 12 juillet, avec mes collègues députés de la Loire, je suis allé à la rencontre des Jeunes Agriculteurs afin d’échanger sur les problématiques des accords de libre-échange, CETA et MERCOSUR.

S’agissant tout d’abord du CETA, dans l’ensemble, les flux entre la France et le Canada sont très faibles sur les produits sensibles identifiés pour 2018. Par exemple pour la viande bovine, seulement 119 Tonnes -équivalent carcasse- ont été importées, soit moins de 0,1% de la consommation française et moins que la moyenne d’importation sur les années 2014-2017.

A contrario, les exportations de produits laitiers vers le Canada ont augmenté de 19% pour 2018, offrant de nouveaux débouchés commerciaux pour nos agriculteurs.

Dès l’été 2017, conformément à l’engagement du Président de la République, une commission indépendante a été mandatée afin d’évaluer l’impact attendu de l’entrée en vigueur du CETA sur l’environnement, le climat et la santé.

Le gouvernement français s’est engagé, d’une part, à se donner les moyens d’une mise sous surveillance stricte du CETA, notamment dans ces enjeux environnementaux, sanitaires et climatiques, et d’autre part, à associer davantage les représentants de la société civile et la représentation nationale. C’est en ce sens, qu’il rend compte trimestriellement de la mise en œuvre du plan d’action CETA devant les parlementaires, les ONG, les syndicats et les filières professionnelles lors du comité de suivi de la politique commerciale.

Compte tenu de ces éléments, je voterai donc favorablement l’accord CETA.

Pour autant, le CETA et le MERCOSUR ne peuvent être confondus.

Conscient des inquiétudes que suscite actuellement le MERCOSUR, avec mes collègues députés, nous avons demandé au gouvernement des engagements clairs sur la procédure de ratification de l’accord, sur la protection des agriculteurs et sur les mesures de lutte contre le dérèglement climatique et en faveur de la préservation de la biodiversité. Cet accord doit être évalué à l’aune de 3 critères : le respect des normes sanitaires et environnementales européennes, la protection de nos filières sensibles et le respect de l’accord de Paris.

C’est pourquoi en l’état des négociations,je ne voterai pas l’accord MERCOSUR.