Cercle des Femmes de la CyberSécurité : « un grand merci pour votre engagement »

Mardi 26 octobre, j’ai eu le plaisir de participer, pour la seconde fois, au colloque organisé par le Cercle des femmes de la Cybersécurité  (CEFCYS). En tant que député mais aussi en tant que membre du Conseil d’administration du CEFCYS,  j’ai eu la chance d’ouvrir ces débats sur des questions primordiales en matière de souveraineté nationale.

Cet événement était aussi l’occasion de mettre à l’honneur les femmes aux parcours et aux réalisations remarquables en France et en Europe, dans un domaine où la proportion de femmes au niveau mondial est d’à peine 11 %.

En ce mois européen de la cybersécurité, cet événement de sensibilisation, consacré à la protection des usages numériques, est une occasion pour chacun d’entre nous de promouvoir des gestes simples et de bon sens, garant d’un bon usage de nos outils numériques, tant personnel que professionnel.

Aux côtés notamment de Nacira Salvan, présidente du CEFCYS, mais aussi de Michel Van Den Berghe, président du Campus cyber, de mes collègues Philippe Latombe et Sereine Mauborgne, j’ai ainsi pu rappeler que dans une société toujours plus connectée, les technologies de sûreté doivent s’adapter au changement de risque.

 

 

J’ai également souhaité saluer l’initiative du CEFCYS d’organiser à l’occasion de ce rendez-vous, une table-ronde sur le cyber-harcèlement. En effet, une fois encore l’actualité récente nous a rappelé combien cette question était primordiale.

20% des jeunes affirment, en effet, avoir déjà été confrontés à une situation de cyber-harcèlement selon une étude publiée le 6 octobre dernier par e-Enfance, association de protection de l’enfance sur internet, en partenariat avec la Caisse d’épargne.

Dans la majorité des cas, il s’agit de toutes jeunes filles (51%), âgées de 13 ans en moyenne, victime de jalousie, de vengeance, ou bien attaquées sur leurs différences physiques et leur look.

Le premier pas dans la lutte contre le cyber harcèlement et le harcèlement est de briser le silence afin de recevoir de l’aide.

Jean-Michel MIS, député de la Loire

 

Aussi, je salue la mise en place, en avril dernier d’un numéro unique d’appel, le 3018, qui a pour ambition de devenir « la ligne nationale d’assistance pour tous les enjeux de protection des mineurs sur internet comme la lutte contre les violences numériques et l’aide à la parentalité numérique ».

La signature du partenariat le 23 septembre dernier entre la gendarmerie et e-Enfance doit aussi permettre de mieux protéger et prendre en charge les jeunes victimes de violences via internet.

L’action au sein du Cercle des femmes de la cybersécurité est aussi indispensable. En effet, elle contribue à sensibiliser le grand public à la cybersécurité, en particulier les jeunes, pour la protection et l’éducation à l’usage sécurisé du numérique.

Aux côtés du Gouvernement, avec la majorité nous sommes aussi pleinement engagés dans la lutte contre les cyberviolences, quelles qu’en soient leurs formes.

La loi du 24 août 2021, confortant le respect des principes de la République, prévoit ainsi de sanctionner la mise en danger de la vie d’autrui par diffusion d’informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle. Un nouveau régime de modération des contenus illicites est aussi imposé – jusqu’à la fin 2023 – aux plateformes en ligne.

La journée Non au harcèlement, organisée chaque année au mois de novembre, le 18 novembre pour cette année, doit également permettre de sensibiliser la communauté éducative aux phénomènes de harcèlement dans le milieu scolaire.

Mais la réussite de la lutte contre le harcèlement repose également sur l’engagement des élèves. Actuellement, 5000 lycéens jouent le rôle de référents harcèlement.

C’est ensuite sur l’essence même de l’action du Cercle des femmes de la cybersécurité que j’ai souhaité revenir : la place des femmes dans ce secteur économique.

 

S’il est primordial de faire de notre pays un champion de la cybersécurité, il est tout aussi vital de rappeler, aujourd’hui, comme l’a fait madame la Ministre des armées dernièrement, que « le cyber a besoin de vous mesdames, les métiers du numérique ont besoin de vous, de votre créativité et de vos compétences. »

Jean-Michel MIS, député de la Loire

 

La pénurie de compétences que subit le secteur de la cybersécurité peut notamment s’expliquer par le fait que les femmes sont en cruelle infériorité numérique. Et pourtant, si nous faisons quelques pas en arrière, rappelons-nous que ce sont 6 femmes, mathématiciennes qui programmèrent en 1940 le premier ordinateur électronique ! Que dans les années 50, 40 % des programmeurs étaient des programmeuses !  Que c’est aussi une femme, Mary Keller, qui a soutenu la première thèse en informatique, en 1965.


S’il n’est pas de mes compétences d’expliquer cette inversion de tendance, il est de mon devoir par contre, de m’alarmer de cette tendance.

Alors même que dès 2022, ce sont plus de 200 000 emplois du numérique qui risquent de ne pas être pourvus en France, il nous faut  trouver ensemble les leviers pour que les femmes prennent toute leur place dans cet environnement passionnant et porteur.

Aussi, en faisant de l’égalité entre les femmes et les hommes sur le plan du numérique, comme au sein de toute la société, une priorité du quinquennat, le Président de la République, Emmanuel Macron, a lancé une dynamique dont il nous faut nous emparer.

Jean-Michel MIS, député de la Loire

 

L’éducation, la formation mais aussi une meilleure valorisation et considération des femmes dans la cybersécurité sont sans nul doute les pré-requis pour pallier ce manque de mixité. L’école a, en effet, un rôle à jouer afin de démystifier la technologie. C’est pourquoi le Gouvernement s’est engagé notamment à promouvoir la mixité des filières et des métiers, en se fixant des objectifs chiffrés par filière et en utilisant le stage d’orientation de 3e pour faire découvrir des filières peu mixtes.

Les entreprises doivent aussi revoir leurs stratégies de recrutement.

Les médias et autres supports de communication doivent aussi donner la parole aux femmes expertes. Ils doivent  lutter contre de trop récurrentes caricatures qui stigmatisent le rôle des femmes.

Le chemin de la parité dans le secteur de la cybersécurité est encore bien long. Toutefois, il existe de multiples initiatives qui ambitionnent d’y arriver un jour, comme celle qui nous a réuni ce 26 octobre :  promouvoir les exemples de femmes qui ont su s’emparer de ces métiers.

Leur témoignage de réussite est sans nul doute le meilleur vecteur pour encourager toutes les autres.

Vos parcours exemplaires, mesdames, en France et en Europe, doivent être promus afin d’attirer tant à la fois les nouvelles générations que les femmes en reconversion professionnelle. En réalité, il n’existe pas de profil unique.

Jean-Michel MIS, député de la Loire

 

Un grand merci à tous les bénévoles et participants pour leur travail et engagement. Et mes plus sincères félicitations aux lauréates 2021.

 

 

👏🏻 Les lauréates 2021

Félicitations à Éléna POINCET, CEO de TEHTRIS. Elle remporte le Trophée de la Femme Cyber 2021 dans la catégorie femme cyber dirigeante et entrepreneure en France.

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