Combats au Haut-Karabakh : comment la France peut-elle oeuvrer à faire respecter le droit des populations locales à vivre en sécurité

A l’heure où la région caucasienne du Haut-Karabakh est de nouveau le théâtre de combats sanglants entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, en tant que vice-président de groupe d’amitié France-Arménie à l’Assemblée nationale, j’ai interrogé Franck Riester, Ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, ce mardi 29 septembre, lors des questions d’actualité au Gouvernement sur ce que compte faire la France pour faire respecter le droit des populations locales à vivre en sécurité.

Ma mobilisation demeure pleine et entière aux côtés des populations civiles qui souffrent d’un conflit larvé depuis près de trente ans.

↪️ Retrouvez le texte de ma question : 

Monsieur le Président,

Ma question à laquelle je souhaite associer mes collègues du groupe d’amitié France Arménie et son Président, Jacques Marilossian, s’adresse à Monsieur Franck Riester, Ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Dimanche, les combats ont pris de l’ampleur sur les territoires du Haut-Karabagh : 58 morts seraient à ce stade à dénombrer. Et chacun des protagonistes a déclaré la loi martiale.

Ce matin même, les combats se sont intensifiés, touchant directement, pour la première fois, le territoire de la république d’Arménie. Un mort civil serait à déplorer dans la ville de Vardenis.

Ces évènements constituent une nouvelle étape, dans un conflit larvé depuis près de trente ans. Cette région est devenue le cœur d’un conflit politique et militaire majeur dans le Sud Caucase entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

La représentation nationale est consciente de la gravité de la situation. Nombre de mes collègues s’en sont d’ailleurs émus. Et je sais, Monsieur le ministre, que vous partagez nos inquiétudes.

Comment ne pas l’être Monsieur le Ministre ?

Comment ne pas être inquiet quand les vies de 145 000 personnes, d’un territoire peuplé à 95 % d’arméniens, d’un territoire historiquement arménien, sont ouvertement prises à parties, menacées par la partie adverse ?

Comment ne pas partager l’inquiétude des 600000 français d’origine arménienne?

Comment ne pas être inquiet lorsque la raison et la rationalité sont délaissés au profit des calculs de court terme et à l’exacerbation du nationalisme ?

Monsieur le ministre, la France co-préside le groupe de Minsk. Celui-ci s’était réuni le 14 septembre, soit 10 jours avant l’offensive azerbaidjanaise. Le Président de la République l’a souligné avant-hier lors de ses entretiens téléphoniques avec le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, et le Président azerbaidjanais, Ilham Aliyev : la priorité absolue est l’arrêt des hostilités engagées au Haut-Karabakh et sur le territoire arménien et le retour nécessaire à un processus de dialogue.

Monsieur le ministre, ma question est donc simple : compte tenu de la situation actuelle sur le terrain, que peut faire notre pays pour que le droit des populations du Haut-Karabakh et de l’Arménie à vivre dans la paix et la sécurité soit enfin respecté ?

↪️ Dans sa réponse, le ministre a rappelé :

« La France est pleinement mobilisée avec ses partenaires pour trouver des solutions. Elle est mobilisée sein du groupe de Minsk, du Conseil de sécurité, en Europe aussi. La France mobilise toute son énergie. Le Président de la République a eu au téléphone les deux présidents. Il nous faut  trouver au sein du groupe de Minsk, institution la mieux adaptée à la situation, toutes les voies de sortie, avec en premier lieu un cessez le feu immédiat et la poursuite des négociations pour trouver des solutions de sortie de crise prenant appui sur le droit international. » 

↪️ Retrouvez mon intervention en vidéo ainsi que la réponse du Ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères