Coronavirus : bilan des mesures financières de soutien aux entreprises de la Loire

L’épidémie de coronavirus a entrainé un ralentissement de l’économie sans précédent. Le Gouvernement s’est mobilisé pour proposer plusieurs mesures d’urgence de soutien à l’économie et aux entreprises : chômage partiel, report de charges, de cotisations, prêts garantis par l’État (PGE) à hauteur de 300 milliards d’euros, fonds de solidarité pour les TPE, etc.

C’est dans ce contexte que la Préfecture de la Loire a réuni les membres du CODEDI (Comité Départemental d’Examen des problèmes de Financement des entreprises) afin de dresser un bilan des mesures financières de soutien aux entreprises du département de la Loire.

Si le chiffre d’affaires des entreprises ligériennes a baissé de -30,0 % en mars 2020 (par rapport à mars 2019), de -30,8 % en avril (par rapport au même mois de 2019), il n’a baissé que de -8 % à fin mai sur 12 mois glissants.

➡️ Le principal levier de soutien aux entreprises pendant le confinement a été le dispositif d’activité partielle. S’il est toujours actif, son utilisation décroît fortement et les conditions de remboursement du chômage partiel, aussi bien pour les employeurs que pour les salariés, devraient se resserrer au mois d’octobre.

⚠️ Au total, 15 569 entreprises ont effectué des demandes de chômage partiel, concernant plus de 143 000 salariés dans le département. Le montant total accordé dépasse les 117 millions d’euros, dont plus de la moitié en avril. Alors que le mois de mai était un mois complet éligible à l’activité partielle, les paiements effectués n’ont représenté que 24,4 millions d’euros, contre 27,3 millions d’euros au mois de mars, pour un demi mois.

➡️ Le dispositif prêt garanti par l’État (PGE) a constitué un autre axe fort de soutien aux entreprises en difficultés de trésorerie. 6 893 entreprises ont obtenu un PGE dans le département, pour un montant total de 1,04 milliards d’euros, soit 150 700 € en moyenne par entreprise.De plus, de nombreuses entreprises ont effectué une demande de report de charges à la DDFiP.

✅ Parmi les 2 361 demandes, 2 104 ont été accordées (89%), pour un montant total de plus de 32,4 millions d’euros.

➡️ Concernant les TPE, micro-entrepreneurs et les commerçants, 17 234 entreprises ont déposé 36 889 demandes au titre du fonds de solidarité et 49 290 000 € d’aides ont été accordés.

Ces dispositifs ont permis d’atténuer largement l’impact économique de la crise sanitaire. Le nombre de dossiers déposés en médiation du crédit a connu une hausse certes importante mais contenue.

✅ Depuis le 15 mars, 122 dossiers ont été déposés, le taux de succès est de 44,3 %. Les entreprises qui se voient refuser la demande de médiation du crédit sont souvent de petite taille et dont le modèle économique était déjà fortement fragilisé avant la crise de la Covid-19. Sur la même période, 7 entreprises ont saisi la CCSF, avec un taux de succès de 100 %.

Ces différents dispositifs ont ainsi évité des faillites massives dues au confinement et aux fermetures administratives.

❗️Les tribunaux de commerce de Saint-Étienne et de Roanne annoncent à cet égard une baisse importante des ouvertures de procédures, avec respectivement -40,4 % et -24,3 %.

Les services de l’État notent une reprise de l’activité économique depuis le déconfinement. Les paiements effectués par l’État au titre de l’activité partielle ont été moins importants en mai qu’en mars.

L’URSSAF indique que le taux de non-recouvrement des cotisations pour les entreprises est de 45 % en mars, puis diminue peu à peu, passant de 43 % en avril à 3 7,4 % en mai et à 18 % en juin.

 

Source: Préfecture de la Loire