De Chartres à Paris, débat autour des enjeux de la technologie blockchain

A deux semaines de la présentation des conclusions de notre rapport d’information sur la blockchain et autres registres distribués, à l’Assemblée nationale, j’ai ouvert deux salons dédiés à cette technologie : l’un à Chartres, mercredi 21 novembre, puis l’autre à Paris, mardi 27 novembre. J’ai également participé à la convention nationale des commissaires-priseurs à Paris, le 27 novembre après-midi.

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C’est donc au sein de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Chartres que je suis intervenu, le 21 novembre dernier, pour l’ouverture du premier salon dédié à la blockchain.

Organisé par STARA EVENTS, ce salon Blockchain 28 a été l’occasion de partager expériences et idées avec différents experts et acteurs de cette technologie.

Pour ma part, je suis revenu sur les enjeux majeurs en matière de soutien, d’accompagnement mais aussi d’encadrement de la technologie blockchain. 

Puis, mardi 27 novembre, à la Cité Universitaire Internationale, c’est le premier salon Blockchain Paris que j’ai ouvert. Un salon  pour découvrir les premiers cas d’usage en entreprise et comprendre les enjeux associés à cette technologie de rupture, au travers  de conférences stratégiques, ateliers et rendez-vous d’affaires avec différents partenaires, exposants et startups.

Lors de ces deux interventions, j’ai ainsi conclu sur le fait qu’ :

« Une régulation stable, fiable et agile, est un facteur de confiance. Et la confiance, est un facteur de succès pour l’innovation.

Si  nous ne pouvons  à ce jour affirmer sans restriction que la blockchain sera la locomotive du 21e siècle pour reprendre l’expression déjà utilisée par Jacques ATTALI en parlant d’internet en 1997, il nous faut pourtant en saisir les opportunités : les normes encadrant ces protocoles ne sont pas encore écrites : la France a la possibilité de faire valoir sa vision. Il en va de sa souveraineté. »

 

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Enfin, invité par le SYMEV, mardi après-midi, j’ai introduit la conférence sur la « Blockchain au service des commissaires-priseurs ».

Dans mon intervention, j’ai rappelé, comme l’a préconisé Jean-Pierre LANDAU, ancien sous-gouverneur de la Banque de France, dans son rapport  remis au ministre de l’économie, Bruno Le Maire, en juin dernier, que « Si les applications monétaires et financières de cette technologie, comme les transactions en bitcoin, doivent être regardées avec prudence, il faut les dissocier de la révolution qui les a favorisées : la blockchain. »

Cette technologie, permet en effet, des échanges décentralisés, sécurisés, et traçables, sans qu’il soit besoin d’un tiers de confiance. Après chaque transaction, une nouvelle ligne vient se greffer au bloc, formant une chaîne indéfectible : la blockchain. Elle incarne le livre de compte 2.0, l’historique de chaque transaction étant répertorié dans un registre décentralisé et redistribué. La complexité des algorithmes utilisés rend ces transactions infalsifiables.

Puis j’ai ajouté : « En tant que professions réglementées et tiers de confiance, il est donc légitime que cette technologie vous interpelle. Vous êtes d’ailleurs, il me semble confronter déjà à la dématérialisation des ventes avec l’apparition des plateformes d’enchères en ligne.  »

Si, en l’état, les inquiétudes des commissaires priseurs peuvent paraître légitimes, je me suis permis tout de même d’apporter quelques éléments de ma propre réflexion, à quelques jours de la remise  des conclusions de mon rapport d’information sur la blockchain.

En effet, la blockchain peut se mettre au service de ces professions, et permettre de valoriser leurs compétences spécifiques.

 

Elle pourrait en quelque sorte simplifier leur quotidien dans des tâches pratiques et répétitives, en apportant de la sécurité mais elle ne pourrait en aucun remplacer les expertises liées intrinsèquement à leur profession.

Toutes les professions doivent s’en saisir mais tout en gardant à l’esprit que comme toute technologie, la blockchain n’est qu’un outil. 

 

 

Retour presse sur la convention nationale des commissaires-priseurs dans le Quotidien de l’Art :


A l’occasion de ma participation à ces deux salons, j’ai accepté de répondre aux questions de RCF Saint-Etienne, afin de revenir  sur mon travail parlementaire sur la blockchain.

A Chartres, je me suis prêté au jeu de l’interview de Manu de la chaîne LangueDeGeek.