Des dirigeants commerciaux de France aux industriels engagés dans l’économie circulaire, une journée aux côtés des acteurs économiques locaux

A quelques jours de l’adoption définitive, à l’Assemblée nationale, du projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, j’ai souhaité aller à la rencontre d’acteurs économiques locaux déjà fortement investis sur les questions du développement de l’économie circulaire. C’est ainsi que vendredi 17 janvier, j’ai visité le groupe Barbier, à Sainte-Sigolène.

Cette entreprise familiale, créée en 1955 par Abel Barbier, est spécialisé dans la fabrication de films polyéthylène, une « industrie propre » contrairement aux idées reçues, comme me l’a expliqué Serge Vassal, président du groupe :  Le polyéthylène, la matière première qui permet de réaliser les films plastique, est composé de carbone et d’hydrogène. Inerte chimiquement, d’une innocuité totale, il ne dégage aucune substance nocive pour l’environnement. »

Avec 5 sites de production et 700 salariés, le groupe Barbier est aujourd’hui le premier acteur sur le marché français de la fabrication de films polyéthylène pour l’industrie, la sacherie et l’agriculture. Il est également dans le top 5  des  leaders européens.

Et pourtant, qui aurait cru en 1955, qu’au fond de ce garage, dans cette commune de l’est de la Haute-Loire, Abel Barbier allait donner naissance à un groupe dont le chiffre d’affaires allait atteindre 266 millions d’euros, dont 32 % réalisés à l’export pour une production de 155 000 tonnes transformées.

A ce jour le groupe Barbier ce sont cinq activités :  l’extrusion, l’impression, la soudure et le recyclage. Ce sont aussi, pour être plus concret, nos sacs pour emballer les fruits et légumes ou bien encore les sacs poubelles ou de collecte de tri sélectif dans les communes de Saint-Etienne Métropole. Ce sont aussi pour l’agriculture, les films de paillage, les bâches à plat… ou bien encore pour nos industries, les films d’emballage, d’ensachage etc.

Ce sont aussi 15 salariés dédiés à la qualité, un laboratoire de recherche et développement, plus de sept certifications : ISO, Ecovadis, origine France garantie mais aussi la certification garantissant que les matières recyclées utilisées sont issues de la collecte des déchets post-consommation ou bien encore celle certifiant que les produits sont compostables en compost industriel ou domestique.

En effet, particulièrement sensible aux questions environnementales, le groupe Barbier s’est engagé depuis fort longtemps à développer l’éco-conception, les biomatériaux, les filières de récupération post consommation …

Cet engagement s’est aussi concrétisé dans la participation du groupe à l’établissement de la feuille de route pour une économie circulaire lancée par le gouvernement en octobre 2017.

Un exemple d’économie circulaire

20 000 tonnes de produits plastiques sont par exemple recyclées directement par le Groupe Barbier pour sa production.

Il poursuit également ses efforts en matière d’optimisation de l’utilisation de la matière première : ainsi en 5 ans l’épaisseur moyenne de ses produits à baissé de 7%.

Avec plus de 25% d’approvisionnement d’origines durables, le groupe ambitionne de pouvoir atteindre le taux de 45%.

 

 

Il participe aussi activement à la collecte des films agricoles usagés et à leur valorisation. Il est à l’origine de la création de la filière de collecte des Films agricoles Usagés (FAU). Il a aussi mis en place divers partenariats avec ses clients industriels afin de récupérer leurs films usagers. Pour certains, il fabrique même leurs produits à partir de leurs films collectés !

Le groupe Barbier travaille également à l’extension des consignes de tri pour les ménages. Ils sont en France l’un des rares recycleur capable de valoriser les films issus de la collecte sélective des déchets ménagers. Depuis 2012, 3,5 millions de Français trient déjà leurs films d’emballages de regroupement ; fin 2016 c’est 16 millions de Français qui sont concernés. A horizon 2022, l’ensemble de l’hexagone devrait être couvert…

C’est bien ainsi une seconde vie qui est donnée à la matière. Il nous faut donc faire preuve de pédagogie afin de sensibiliser l’ensemble des acteurs et des consommateurs aux tris des déchets. Nous sommes tous responsables. La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire nous offre une multitude d’outils et de solutions qui vont en ce sens.

👉 Plus d’information sur le groupe  Barbier :

Présentation Barbier Français Février 2019 – VDiffusion

 


Quelques heures auparavant,  c’est à la concession Harley-Davidson de Saint-Etienne, que j’ai participé à l’invitation de Christine Pinto, présidente des DCF – Dirigeants Commerciaux de France de Saint- Etienne, et de son équipe, au petit-déjeuner voeux des DCF Saint-Etienne.
Accueilli par Régis Amsler, dirigeant de la concession Harley-Davidson Saint-Etienne, ce moment d’échanges a été l’occasion de faire le point sur les rendez-vous de 2020 des DCF Saint-Etienne, et notamment le congrès national en juin prochain à Clermont-Ferrand, mais aussi de mettre en avant la « relève ».

Fort de 38 membres, DCF Saint-Etienne ambitionne l’objectif d’atteindre 42 membres en 2020.

Dynamique et engagée, l’équipe bénévole de DCF Saint-Etienne forme une véritable communauté, « un peu comme celle des motards » selon les propos même de nos hôtes du jour.

Dans son discours Christine Pinto a eu à coeur de rappeler les valeurs fondamentales de ce mouvement : partageréchanger, créer du lien, accompagner, se ressourcer… Mais aussi, promouvoir l’éthique professionnelle, le professionnalisme et l’entraide. Elle a aussi rappeler qu’elle achevait en fin d’année son mandat.

Pour conclure, elle a engagé chacune et chacun « à aller plus loin, en savourant chaque instant et en fonçant sur la route de 2020. « 

Un grand merci pour cet accueil et pour l’engagement de toute l’équipe qui oeuvre au développement économique et à la promotion de notre territoire.