En immersion aux côtés de nos forces de police

J’ai été accueilli, vendredi 27 août,  au sein de l’Hôtel de police de Saint-Etienne Métropole pour une journée d’immersion.  Après un entretien avec Cédric Esson,  directeur départemental de la sécurité publique, j’ai intégré une patrouille de la Brigade anti-criminalité (BAC) puis une patrouille de Police Secours de nuit. Puis, jeudi 2 septembre, j’ai poursuivi ces échanges au sein de la CRS 50 à la Talaudière. 

Afin de saluer l’engagement de nos forces de l’ordre, qui, une fois encore cet été, ont été  victimes d’agressions inqualifiables notamment à Saint-Etienne le 7 août dernier, mais aussi dans la continuité de mes travaux au sein de la commission des lois de l’Assemblée nationale, j’ai souhaité partager le quotidien des femmes et des hommes qui assurent chaque jour notre sécurité.

C’est ainsi qu’alors que j’ai la charge, à l’Assemblée nationale de rapporter le projet de loi relatif à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure et que je termine ma mission auprès de Jean Castex, Premier ministre, sur « l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine de la sécurité », il m’est apparu primordial de pouvoir échanger et partager le quotidien des acteurs de terrain de la protection des libertés et de la sécurité de nos concitoyens.

Accueilli à l’Hôtel de Police de Saint-Etienne, j’ai débuté cette journée d’immersion par un déjeuner de travail avec Cédric Esson, directeur départemental de la sécurité publique, et Laurent Perraut, directeur départemental de la sécurité publique adjoint. 

Ensemble, nous avons abordé la question de la sécurité à Saint-Etienne avant de dresser un état des lieux du patrimoine immobilier de la Police dans la Loire.

J’ai ainsi visité le chantier de réhabilitation de l’Hôtel de Police, cours Fauriel.

Visuels du projet de réhabilitation en cours. Crédit : Police Nationale

Un investissement de plus de 18 millions d’euros qui devrait améliorer considérablement le quotidien de nos policiers.  Nous sommes également revenus sur le projet de nouveau bureau de police en centre-ville. 2,7 millions d’euros vont être investis pour que le bureau de police vétuste du 2, rue Balaÿ  déménage rue de l’Alma dans le quartier de Jacquard.

J’ai ensuite poursuivi cette journée par une immersion au sein d’une patrouille de la BAC Jour. Interventions diverses et échanges au plus près du terrain ont rythmé cette séquence.

Après la pause repas aux côtés du personnel de la BAC Jour, j’ai partagé le quotidien de deux patrouilles Police-Secours des unités de nuit.

Une occasion unique de partager quelques heures d’un quotidien particulièrement éprouvant où stress, détresse et violence s’entrecroisent.

Une occasion unique également de mieux appréhender la réalité de terrain avant d’examiner à la mi-septembre le projet de loi relatif à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure dont je suis rapporteur.
Au coeur de la CRS 50

J’ai souhaité prolonger cette journée d’immersion, jeudi 2 septembre au sein de la compagnie de la CRS 50, à la Talaudière. Accueilli par Cédric Esson, directeur départemental de la sécurité publique, Laurent Perraut, directeur départemental de la sécurité publique adjoint et le commandant Walter Arnaudeau en charge de la CRS 50, ce déplacement a été l’occasion d’échanges fort interessants avec Fabrice Gardon, inspecteur général, directeur zonal de la sécurité publique Sud-Est.

Ensemble nous avons pu aborder tant à la fois la situation régionale et locale, mais aussi  les travaux en cours, dans le cadre du Beauvau de la sécurité, porté par Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, sur le plan de modernisation de nos forces de police et de gendarmerie en vue d’améliorer la protection de la population et assurer la sécurité du quotidien.

J’ai également eu à coeur, alors que je débute, ce vendredi 3 septembre, les auditions à l’Assemblée nationale sur le projet de loi Responsabilité Pénale et Sécurité Intérieure, de m’entretenir avec nos forces de police sur ce texte, qui  vise notamment à renforcer les peines encourues par les agresseurs de forces de l’ordre notamment par la création de délit spécifique, ou bien encore à améliorer l’encadrement du déploiement de dispositif de captation d’images.

J’ai eu enfin le privilège d’assister in situe à une démonstration d’utilisation d’aéronef, et plus particulièrement d’un drone, dans le cadre des missions de sécurité publique de nos forces de police. Deux policiers de la région lyonnaise, ayant suivi la formation professionnelle au métier de télépilote drone, se sont en effet déplacés au sein de la CRS 50 afin de me présenter les usages concrets  de l’utilisation de ces équipements en matière de sécurité publique.

Ils m’ont également fait part de la nécessité de développer nos capacités de lutte anti-drones. En Europe, en 2019, selon l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), environ 2.000 incidents liés aux drones ont été recensés.

Un récent rapport du Sénat publié le 23 juin dernier, met en effet en avant le fait que la menace la plus probable pourrait venir des drones civils, de plus petite taille, utilisés à des fins de renseignements, de prises de vues, d’actes criminels ou terroristes. 

A l’heure où nous réfléchissons à un plan de modernisation de nos forces de police et de gendarmerie, il est de notre devoir de réfléchir à la question de la nécessaire utilité de ces outils.

Je rendrai par ailleurs mon rapport sur « l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine de la sécurité » au Premier ministre la semaine prochaine (je reviendrai sur ces travaux ultérieurement).  Il vise également à poser des solutions pour la protection des personnes et des biens et à identifier les nouveaux outils au service de la sécurité intérieure.

 

 

Un immense merci aux équipages des BAC et Police Secours qui m’ont accueilli douze heures à leurs côtés, mais aussi aux policiers de la compagnie républicaine de sécurité 50 et aux agents lyonnais venus spécialement pour une démonstration in situe d’utilisation d’aéronefs. 
Des femmes et des hommes exceptionnels qui assurent nuit et jour notre sécurité parfois au péril de leurs vies et font respecter les lois de la République.
Jean-Michel MIS, député de la Loire