Fusion de l’ Université Jean Monnet Saint-Etienne : j’en appelle à Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

Alors que la rentrée universitaire se prépare et que la date butoir pour finaliser le dossier de création d’une Université cible fusionnant les Universités de Saint-Etienne, de Lyon 3, de Lyon 1 et de l’ENS approche, j’ai souhaité alerter Frédérique VIDAL, Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, et de l’Innovation sur les points de blocage et les craintes des divers acteurs parties prenantes dans ce dossier. Je lui demande urgemment une audience, avec les acteurs du territoire, afin de pouvoir échanger sur ce dossier crucial pour l’avenir de notre métropole.

Dans mon courrier adressé ce lundi 7 septembre je rappelle tant à la fois les avancées déjà obtenues que les nombreuses réserves du monde académique mais aussi du monde socio-économique local.
Si la perspective d’intégrer une IDEX, outil incontournable pour faire émerger des ensembles universitaires plus forts et plus visibles sur la scène internationale, demeure une opportunité que l’on ne peut décemment laisser  filer, il n’en demeure pas moins qu’il nous faut œuvrer, ensemble, pour penser une nouvelle gouvernance dotée d’un niveau d’intégration fort entre les établissements concernés, sans pour autant faire disparaitre au travers d’une fusion pure et simple une université, reconnue pour son excellence et sa recherche, qui porte une réelle ambition académique et scientifique à Saint-Étienne et qui de surcroit est située sur un site distant.

 

Seule la concertation et le dialogue doivent permettre de faire bouger les lignes.
D’ores et déjà, il semble que des ajustements sur quatre points essentiels à la concrétisation de ce projet des plus ambitieux pour nos territoires aient été trouvés :
– sur le nom de la nouvelle université, elle devrait s’appeler « Université Lyon Saint-Etienne » ;
– sur l’autonomie du campus de Saint-Etienne : les décisions importantes devraient avoir nécessairement l’aval des autorités du campus ;
– sur les moyens du campus de Saint-Etienne : un mécanisme garantissant la sanctuarisation des moyens devrait aboutir ;
– sur la faculté de médecine et le CHU de Saint-Étienne : il est essentiel que Saint-Etienne continue à disposer d’une faculté assurant la formation et la recherche en santé et que le CHU perdure dans sa dimension universitaire.
Toutefois, il demeure des points de blocage dès lors que la gouvernance de la nouvelle université ne permet pas de conférer à l’entité stéphanoise une représentation suffisante pour opposer un veto à toute modification de statut ayant un impact sur le campus stéphanois.
Aussi, alors que le Premier ministre, Jean Castex a fait de la différenciation territoriale et du choix du pragmatisme plutôt que celui d’une uniformité des réponses de l’Etat l’un des piliers de la politique du Gouvernement, je sollicite une audience avec les acteurs du territoire afin de pouvoir échanger sur ce dossier crucial pour l’avenir de la métropole auprès de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

↪️ Mon courrier

↪️ Le Progrès de mercredi 9 septembre reprend mon interpellation