Ma question écrite sur l’interdiction des importations des produits agricoles non conformes

J’ai interpellé par le biais d’une question écrite, Monsieur Didier GUILLAUME, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation sur la question de l’interdiction des importations des produits agricoles non conformes.

En effet, l’article 44 de la loi EGAlim prévoit l’interdiction de proposer à la vente ou de distribuer à titre gratuit en vue de la consommation humaine ou animale des denrées alimentaires ou produits agricoles pour lesquels il a été fait usage de produits phytopharmaceutiques ou vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne ou ne respectant pas les exigences d’identification et de traçabilité imposées par cette même réglementation.

Or, il semblerait qu’aucune mesure réglementaire d’application de l’article 44 n’ait été prise depuis l’adoption de cette loi.

Selon une estimation contenue dans un rapport sur l’agriculture française publié au Sénat, entre 10 à 25% des produits importés en France ne respecteraient pas les normes minimales imposées aux producteurs français.

C’est pourquoi, l’application de l’article 44 de la loi EGalim est indispensable pour la sécurité sanitaire des Français et des Européens, ainsi que pour la compétitivité des agriculteurs français. En effet, il est primordial de garantir que chaque denrée alimentaire destinée in fine à la consommation humaine ou animale en provenance d’un pays tiers corresponde strictement aux standards européens de production.

Afin de remédier à cette situation, il pourrait être envisagé d’établir un inventaire précis de l’ensemble des produits et des pratiques autorisés dans des pays tiers et interdits en Europe.

La lutte contre ces importations prédatrices constitue un enjeu économique, de sécurité sanitaire et de santé publique majeur.

Face à la défiance et l’inquiétude des consommateurs et à la détresse des agriculteurs soumis à une concurrence déloyale, il souhaite donc connaître les mesures que le Gouvernement entend proposer afin de garantir la sécurité alimentaire des consommateurs et sauvegarder notre agriculture.