Milipol Paris 2021, le rendez-vous incontournable pour les acteurs de la sécurité

Convié par le Ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, j’ai eu l’honneur de participer à l’inauguration du salon Milipol Paris, le salon mondial de la sécurité intérieure, mardi 19 octobre. Une belle occasion, dans le prolongement de mon rapport « Pour un usage responsable et acceptable par la société des technologies de sécurité » remis au premier ministre, Jean Castex, le 9 septembre dernier, de poursuivre mes échanges avec les acteurs et industriels de la sécurité et notamment les représentants d’entreprises stéphanoises.

Evénement international incontournable tant à la fois par sa dimension économique que par les enjeux de sécurité qu’il porte, ce salon est organisé sous l’égide du Ministère de l’Intérieur en partenariat avec plusieurs institutions : Police Nationale, Gendarmerie Nationale,  Direction Générale de Sécurité civile et de la Gestion des Crises, Ministère de l’Economie et des Finances avec Direction Générale des Douanes, la Police Municipale, Interpol, etc.

 

 

Milipol est le salon de référence pour la sécurité intérieure des Etats et il est, à ce titre, placé depuis sa création en 1984 sous la présidence du Ministre de l’Intérieur.

Yann Jounot, préfet, président directeur général de CIVIPOL, président du salon Milipol

Alors que nous espérons tourner la page de la crise sanitaire, ce salon est   un signe positif pour la relance de notre économie, même si le marché mondial de la sécurité a gardé une dynamique de croissance extrêmement forte. La croissance en tendance du marché mondial de la sécurité était, en effet,  avant la pandémie du double de la croissance mondiale.

Parce que la sécurité est la première des libertés, comme l’a rappelé  Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, c’est un honneur de participer à l’inauguration de cette 22e édition du salon Milipol Paris.
Jean-Michel MIS, Député de la Loire 

Sécurité et ordre public, nouvelles technologies, contre-terrorisme, coopération internationale, sécurité civile, sont autant de thèmes que j’ai pu aborder à l’occasion de ce salon lors de mes échanges et rencontres sur les divers stands du Milipol.

J’ai ainsi pu dialoguer avec Guillaume Verney-Carron, président directeur général de l’entreprise éponyme, dont le savoir-faire est mondialement reconnu. A cette occasion, il m’a présenté la nouvelle marque, développée par son entreprise centenaire, «LEBEL», marque spécialisée  dans les équipements de défense.

 

Ce salon est une belle opportunité de donner un coup de projecteur sur les savoir-faire et les compétences de nos entreprises, notamment stéphanoises, en matière de défense et sécurité.  Des atouts indispensables pour répondre aux enjeux de ré-industrialisation et de souveraineté auxquels notre pays est confronté.

Aussi, je me félicite que le Président de la République, ait fait le choix à l’occasion de la présentation de France 2030,  d’un plan visant à faire émerger les champions technologiques de demain, à favoriser l’émergence d’industries sur le territoire et à diminuer la dépendance de la France (et de l’Europe) vis-à-vis des puissances étrangères.

A quelques semaines de la Présidence française de l’Union européenne, Emmanuel Macron fait le choix de mettre au cœur de son discours l’autonomie stratégique, le besoin de disposer de ses propres capacités à agir et à faire agir, dans les domaines de la défense, de la santé et de l’industrie notamment.

Rencontre avec le groupe SMITH- groupe spécialisé dans les hautes technologies de pointe dans le domaine de la détection des menaces.

 

Ce sont ces mêmes points que j’ai eu à coeur de défendre à l’occasion de la table-ronde à laquelle j’ai participé, jeudi 22 octobre, au Milipol.

En effet, dans le cadre du cycle de conférences organisé durant ce salon, à l’invitation de Mélanie Bénard-Crozat, je suis intervenu aux côtés notamment de Thibault Kleiner, de la commission européenne, et de Francois Murgadella, chef du Pôle « Développement des technologies de sécurité » chez SGDSN, lors de la table-ronde « Porter les enjeux technologiques stratégiques pour une souveraineté européenne » animée par Guy-Philippe Goldstein.

 

 

Des technologies de ruptures sur lesquelles il nous faut miser -Quantique, IA, 5G  et Blockchain- aux expérimentations, j’ai pu rappeler, comme j’avais eu l’occasion de le faire dans mon rapport « Pour un usage responsable et acceptable par la société des technologies de sécurité » remis au premier ministre le 9 septembre dernier, qu’il était important de se saisir des grands événements sportifs que la France accueille en 2023 et 2014.

À l’instar des bacs à sable réglementaires, il s’agit de développer des outils ambitieux qui n’opposent pas régulation et innovation et qui permettront à l’Union européenne de devenir durablement un territoire d’excellence et de confiance de l’intelligence artificielle.

J’ai rappelé que je rejoignais la position de la Commission européenne sur la nécessité de préserver la vie privée des personnes. Cependant, il pourrait être à craindre que cette future réglementation ne bloque « l’innovation et la recherche« .

Comme je le rappelais dans mon interview à Usine Digitale, le 10 septembre dernier,  « Si l’Europe adopte une approche très restrictive, nous pourrions être obligé de faire appel à des technologies étrangères » pour les expérimentations avant les Jeux Olympiques.

C’est pourquoi, il est primordial qu’à l’occasion de la Présidence française de l’Union européenne, ces questions soient au coeur de nos actions. Il en va de notre souveraineté !