« Parce que c’est notre planète »

Aujourd’hui, mardi 12 décembre 2017, deux ans jour pour jour après l’accord historique de Paris, nous allons apporter de nouvelles réponses concrètes à cette question.

Organisé à l’initiative du Président de la République, ce sommet a réuni des leaders internationaux de 127 pays, des acteurs de la finance publique et privée et des ONG autour de l’enjeu du financement de l’action climatique.

L’enjeu principal de ce premier One Planet Summit était de mobiliser des financements innovants et diversifiés en les mettant au service de la lutte contre le changement climatique, via notamment la décarbonation de l’économie et de la résilience aux impacts des dérèglements. Le sommet a permis de dépasser le stade des déclarations pour s’engager sur la voie des initiatives concrètes pour financer l’action climatique.

12 engagements ambitieux ont été pris, notamment à travers la création de diverses coalitions.

Ces engagements permettront :

  • Amplifier le financement de l’adaptation et de la résilience au changement climatique.
  • Accélérer la transition vers une économie décarbonée.
  • Ancrer les enjeux climatiques au coeur de la finance et des décisions de ses acteurs.

L’organisation de ce sommet à Paris illustre le leadership français en matière de finances climatiques :

  • La France est le 4ème contributeur au Fonds vert (1 Md$). En 2016, le volume total de financements fournis par la France pour le climat s’établissait à plus 3,3 Md€, contre 2,2 Md€ en 2013 ;
  • Nous financerons à hauteur de 1,5 Md€/an l’aide à l’adaptation environnementale des pays en développement dès 2020 ;
  • Nous co-investissons 650 M€ pour l’adaptation de l’agriculture au changement climatique, aux côtés de la Fondation Gates et de la Commission européenne.

Au-delà des questions de financement, le Gouvernement conduit une politique ambitieuse pour accélérer la transition écologique dans le cadre du le Plan Climat :

  • Sortie des énergies fossiles (aucune nouvelle construction de centrales thermiques, fermeture des centrales à charbon avant 2022, interdiction de tout nouveau permis d’exploration d’hydrocarbures) ;
  • Alignement progressif de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence ;
  • Plan d’actions pour favoriser le développement des énergies renouvelables.

Enfin la France joue un rôle moteur à l’échelle européenne, dans le cadre d’une Europe ambitieuse :

  • Engagement à étudier l’augmentation du prix du carbone européen dans certains secteurs, aux côtés de l’Allemagne, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de la Suède ;
  • Soutien à un objectif ambitieux de baisse des standards d’émissions pour les véhicules neufs jusqu’à – 40% en 2030 par rapport à 2020.
  • Mobilisation pour une Taxe sur les transactions financières (TTF) européenne qui contribue à financer l’action climatique et la solidarité.