Un déplacement en soutien au peuple Arménien et de l’Artsakh

Du 24 au 28 octobre dernier, avec mes collègues députés et anciens députés de plusieurs formations politiques, et à l’initiative de François Pupponi, député du Val d’Oise, nous nous sommes rendus en Arménie pour rencontrer les autorités arméniennes et celles de l’Artsakh afin de leur apporter le soutien des parlementaires français dans le conflit qui les oppose à l’Azerbaïdjan.

J’ai eu le plaisir d’être accompagné lors de ce déplacement par François Rochebloine, ancien député de la Loire et ancien président du groupe d’amitié France-Arménie à l’Assemblée Nationale.

Depuis le 27 septembre, l’Arménie et le Haut‐Karabagh sont victimes d’une attaque militaire de l’Azerbaïdjan, soutenue militairement par la Turquie, qui participe directement aux opérations et a fait appel à des mercenaires djihadistes venus de Syrie, comme l’a dénoncé le Président de la République Emmanuel Macron. Cette agression de l’Azerbaïdjan et de ses alliés est la troisième en 20 ans. Toutefois, elle diffère par son ampleur et par l’utilisation d’armes sophistiquées.

C’est ainsi que dans ce contexte, en soutien au peuple Arménien et de l’Artsakh nous avons décidé de nous rendre en Arménie, dans le cadre d’une large délégation parlementaire comprenant des députés de toutes les sensibilités politiques.

Pendant trois jours, nous nous sommes entretenus avec les autorités gouvernementales et parlementaires, dont le premier ministre Nikol Pashinyan, pour évaluer la situation et pouvoir en rendre compte.

Lors de cet échange, Nikol Pashinyan a souhaité tout d’abord adresser ses remerciements au Président Emmanuel Macron, qui « très tôt a dénoncé la présence de mercenaires syriens aux côtés des troupes de l’Azerbaïdjan ».

 

« Reconnaître pour sauver, Reconnaître pour prévenir »

Puis il est revenu sur le fait qu’à ce jour, « il est dramatique de constater que la situation de guerre est complète au Haut-Karabagh car l’Azerbaïdjan veut une situation de « capitulation » et non une simple fin des hostilités. La solution à ce conflit ne peut donc être envisageable que si  le statut et la sécurisation du peuple du Haut-Karabagh sont assurés. » 

La reconnaissance est une nécessité pour empêcher l’Azerbaïdjan de penser qu’il a des droits sur ces territoires. Nikol Pashinyan, premier ministre arménien 

De son côté Zohrab Mnatsakanyan, Ministre des affaires étrangères d’Arménie nous a rappelé : « Nous avons trois adversaires : la Turquie, les terroristes et l’Azerbaïdjan ».  

Le gouvernement de l’Artsakh a tout mis en œuvre pour permettre à la population de trouver refuge notamment à Goris en Arménie. Mais le risque sanitaire est aggravé par la crise que nous traversons avec la Covid. Une aide internationale et humanitaire est donc vitale.

C’est également ce que nous ont expliqué les personnels soignants hospitaliers qui prennent en charge les victimes militaires et civiles que nous avons rencontré notamment au sein de l’hôpital d’Erebouni. Nous avons aussi échangé avec des blessés mais également des familles déplacées. 90 000 habitants du Haut Karabakh ont déjà fui les combats. Ce sont autant de familles qui vivent aujourd’hui dans le dénuement.

Aux côtés du ministre des affaires étrangères de la république du Haut Karabagh, Masis Mayilyan.

Par ce déplacement nous avons souhaité alerter les Français sur le drame qui est en cours au Caucase. L’Azerbaïdjan et la Turquie mènent une guerre sans merci, en dehors de tout respect des conventions internationales. Nous devons agir.

Aussi en tant que députés, nous mobiliserons tous les outils parlementaires à notre disposition pour atteindre cet objectif. Le soutien à une résolution (1) visant à reconnaître le Haut‐Karabagh en fait partie.

Ce déplacement a aussi été l’occasion de rappeler le soutien et les inquiétudes de la communauté arménienne de la Loire, et notamment du président de l’église apostolique arménienne de Saint-Etienne, Vrej Khosrovian.

Il m’a aussi permis de rappeler les liens forts qui unissent la Ville de Saint-Etienne et l’Arménie. C’est pourquoi, à mon retour j’ai tenu également a adressé un courrier au maire de Saint-Etienne afin qu’il propose au vote du Conseil municipal une délibération en faveur d’une aide d’urgence humanitaire aux bénéfices des populations civiles du Haut‐Karabagh, avant l’arrivée des premiers froids.

📌 Mon courrier au maire de Saint-Etienne

↪️ Retour sur ce déplacement, en vidéo :

 

 

📌 Notre communiqué de presse suite à ce déplacement

📌 Le projet de résolution (1)

📷 Retour en images sur ce déplacement

▶︎ Plus d’informations sur mes précédentes interventions :