Une « force opérationnelle » pour faire de la France le pays leader des technologies de rupture

J’ai participé, jeudi 25 juillet au matin, à la Direction Générale des Entreprises (DGE) au sein du ministère de l’économie et des finances, à la réunion d’installation de la « Task Force » blockchain. A cette occasion, j’ai pu revenir sur les recommandations que j’avais formulées dans le rapport de la mission d’information sur les blockchains et autres registres distribués afin de ne pas réitérer les erreurs du passé.

Annoncée par Bruno Le Maire et Cédric O lors de la Paris Blockchain Conférence, cette force opérationnelle doit permettre la mise en œuvre de la stratégie nationale blockchain, la poursuite du dialogue entre l’écosystème blockchain et l’Etat et de réunir  les experts nationaux de la blockchain issus du secteur public, d’associations, du monde de l’entreprise et de la recherche.

 

Ce groupe de travail, coordonné par la DG Entreprises, est composé des représentants des administrations et investisseurs publics (DG Trésor, DINSIC, Bpifrance, Caisse des dépôts, French tech, AMF, ACPR), des principales associations blockchain (AFGC, France Blockchtech, la Chain Tech, le cercle du coin), des représentants des 3 comités stratégiques de filière qui travaillent actuellement à un projet blockchain, des pôles de compétitivité (Systematic, Cap Digital), des académiques (CEA, IMT, INRIA, Paris-Dauphine Université).

Ayant eu l’honneur d’introduire cette réunion avec ma collègue Laure De La Raudière, j’ai eu à coeur de rappeler la nécessité de ne pas dissocier les sujets crypto actifs et blockchain et de faire de ces deux objets un sujet politique au sens noble du terme.

Ils peuvent, et doivent servir à l’amélioration de la conduite des politiques publiques et à l’accompagnement des entreprises pour qu’elles soient plus performantes.

Ainsi, ils pourront être de nouveaux relais de croissance, si nous parvenons à apporter des réponses efficaces et viables à l’enjeu de passage à l’échelle.

De plus, il est nécessaire que nous planifiions nos actions à l’échelle européenne, mais également mondiale. La bataille des « normes » est un réel enjeu à côté sur lequel nous ne devons pas faire l’impasse.

Enfin, gardons à l’esprit que la blockchain est un outil. Cette technologie n’est pas le remède à tous les problèmes. Elle doit être appréhendée avec les autres technologies de rupture que sont l’Intelligence artificielle, la 5G, etc. Cet outil constitue l’un des maillons de notre souveraineté numérique.

Sur ces sujets, et la deep tech en générale, la France a des atouts et la capacité d’être un acteur leader.