Visite et échanges constructifs au coeur de la métropole du Grand Nancy

Dans le cadre de mes travaux parlementaires, j’ai participé, jeudi 27 septembre, à un déplacement au coeur de la métropole de Nancy. A cette occasion, j’ai pu découvrir le projet métropolitain Grand Nancy thermal, qui allie sport-santé et bien-être, mais aussi le site ARTEM : le campus Inter-universitaire d’excellence de Nancy. J’ai longuement échangé avec André ROSSINOT, président de la Métropole du Grand Nancy, sur les questions d’aménagement, de développement et d’innovation, des questions primordiales pour le devenir de nos métropoles.

Innovation, formation, emploi, santé, recherche, design tels ont été les thèmes développés tout au long de cette journée, à Nancy, initiée par mon collègue Jean-Bernard SEMPASTOUS, président du groupe d’études thermalisme à l’Assemblée nationale.

Accueillis par André ROSSINOT, président de la Métropole du Grand Nancy, Marie-Catherine TALLOT, conseillère métropolitaine et Jean-François BERAUD, président de la fédération thermale et climatique française, c’est autour du projet métropolitain Grand Nancy thermal que nous avons débuté nos échanges.

Ce projet s’inscrit pleinement dans l’histoire de la ville de Nancy. En effet, c’est en 1909, qu’un premier sondage est réussi. C’est le plus profond d’Europe  (800 mètres) ! Il permet de fournir  2 500 litres à la minute d’une eau chaude et limpide (36°), issue de pluies tombées il y a environ 30 000 ans. Fort de cette richesse, Louis Lanternier, architecte de renom et conseiller municipal, lance alors le projet de créer un grand établissement thermal nancéien pour poursuivre l’expansion de la ville. En 1911, l’Académie nationale de médecine autorise l’exploitation de cette eau de source à des fins thérapeutiques, notamment  pour traiter les rhumatismes et les troubles de l’appareil digestif. C’est ainsi qu’en 1913 est inauguré l’établissement thermal nancéen, avec l’une des toutes premières piscines de 50 mètres couverte et une piscine ronde. Malheureusement, à la fin des années 30, le thermalisme est abandonné.

Renaissance

C’est donc en 2006, au regard de de la nécessité de réhabiliter ce site,  que le Grand Nancy  engage un important et long travail pour faire de Grand Nancy Thermal un centre aquatique, de bien-être et thermal. Le Professeur Michel Boulangé, expert reconnu internationalement, ainsi qu’un comité des Sages accompagnent les réflexions de la métropole. En 2010, un nouveau forage est réalisé. Puis deux études cliniques décisives sont réalisées :

Une première, en partenariat avec le Centre Hospitalier Universitaire de Nancy d’avril 2012 à juin 2013 sur le site de Grand Nancy Thermal dans des locaux aménagés à cet effet. Elle aboutit, le 27 mai 2014, à la décision de l’Académie nationale de médecine qui rend un avis favorable pour l’exploitation de l’eau minérale naturelle du forage n°4 du Grand Nancy Thermal à des fins thérapeutiques dans l’indication Rhumatologie.

Une seconde de septembre 2015 à septembre 2017, réalisée auprès de 70 sportifs opérés à la suite d’une rupture du ligament croisé du genou. Pilotée par le professeur Philippe Perrin, responsable du Laboratoire d’Analyse de la Posture, de l’Équilibration et de la Motricité (LAPEM) du CHRU de Nancy, l’étude a associé l’Institut Régional de médecine physique et de Réadaptation (IRR), le Médipôle Gentilly, l’Institut lorrain de Formation en Masso- Kinésithérapie (IFMK) et des masseurs kinésithérapeutes de Meurthe-et-Moselle, ainsi que la Faculté des Sciences du sport de Nancy.

Les résultats obtenus ont ainsi confirmé l’intérêt d’un centre Thermasport et Thermasanté dédiés à la prise en charge rééducative en eau thermale, à la prévention, à la formation, à la recherche et à l’innovation.

Ainsi, avec une ouverture prévue en 2022,  le grand Nancy thermal sera la seule station française située au coeur d’une métropole. Destiné à tous, le futur établissement proposera une offre multiple et complète réunie sur un même site.

  • L’espace Thermal : dans le cadre de son agrément en Rhumatologie, l’espace thermal pourra traiter les pathologies allant de l’arthrose aux séquelles de traumatismes. Un espace sera consacré aux soins des sportifs, notamment de haut niveau, pour la récupération après l’effort et la rééducation après blessure. Un autre sera dédié à la prévention par l’activité physique de patients souffrant de pathologies chroniques ou présentant des facteurs de risque.

Dans le cadre des traitements proposés, une part devrait être laissée à l’innovation avec notamment l’utilisation de la réalité virtuelle. En effet, dans le cadre de la rééducation, par exemple après une chute d’une personne âgée, l’utilisation de cette technique peut permettre de réapprendre des gestes du quotidien dans son environnement au travers de l’utilisation de casques de réalités virtuelles. Le retour à domicile est alors facilité !

  •  L’espace Bien-être s’implantera autour de la piscine ronde actuelle, entièrement rénovée.
  •  L’espace Sport-loisirs comprendra l’actuelle piscine olympique couverte ainsi qu’une offre de plein air.

Ce projet d’envergure devrait aussi permettre la création de 260 emplois directs sur le site après l’ouverture et de e 1 000 à 2 000 emplois indirects liés à la seule activité thermale.

Visite au campus d’excellence

Place ensuite à la découverte du site ARTEM, le campus Inter-universitaire d’excellence de Nancy.

Situé à proximité du futur grand Nancy thermal, ARTEM c’est l’alliance, née en 1999, de 3 grandes écoles : École nationale supérieure d’art et de design de Nancy, ICN Business School et Mines Nancy, qui puise ses racines profondes dans l’histoire de l’École de Nancy.

Objectif : réunir créateurs, ingénieurs et managers, pour privilégier le dialogue des cultures,  faire du système des savoirs le vrai facteur de compétitivité, construire l’innovation avec une éthique qui fait rimer synergie et pédagogie, stratégie et empathie.

Accueilli par Pierre MUTZENHARDT, Président de l’Université de Lorraine, François WERNER Vice-président de la Métropole du Grand Nancy en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et Vvice-président de la Région Grand Est en charge de la coordination des politiques européennes, enseignement supérieur et recherche, Thierry BELMONTE, Directeur de l’Institut Jean LAMOUR et Stéphane MNGIN, nous avons découvert un campus qui accueille 3 500 étudiants, 300 enseignants et chercheurs, 150 personnels techniques et administratifs.

Ce campus c’est aussi :

  • Un incubateur Stand up : l’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy, ICN Business School et Mines Nancy ont souhaité également initier un projet de lieu d’incubation appelé Villa Artem, dans le cadre de l’Alliance Artem, pour faciliter le passage entre l’école et l’emploi de jeunes diplômés.
  • Les cordées de la réussite : Les 3 écoles de l’Alliance Artem ont développé un projet solidaire commun « Artem – Ensemble vers la réussite », labellisé Cordée de la Réussite. Parmi près de 375 cordées de la réussite en France, c’est la seule cordée pluridisciplinaire impliquant une école d’art, une école de management et une école d’ingénieurs ainsi que des classes préparatoires aux grandes écoles.
  • Artem game lab : un laboratoire de recherche et de développement expérimental dans le domaine du jeu et plus particulièrement du jeu vidéo. On y privilégie l’expérimentation, la production et la recherche dans plusieurs domaines d’interventions : l’esthétique, le scénario, la jouabilité et le gameplay, l’expérience utilisateur, les interfaces, le transmédia, les addictions, la sociabilité, les apprentissages pédagogiques et les serious games…